28 mai 2008

Gmail psychologue ?

Je trouve que Gmail manque quelque peu de délicatesse, et qu'il pourrait contribuer à accentuer la fragilité psychologique de certaines personnes. Non mais c'est vrai, quoi.


On dirait qu'en cliquant sur le lien, on va obtenir un coach ou je ne sais quoi... :D

Bref, faut vraiment être en vacances pour bloquer/blogger sur des choses pareilles \o/

12 février 2008

l'heure du thé

je suis démasquée.

07 décembre 2007

Non à la médiAcrité...

(copié-collé d'un mail - ouaiis, un blog, c'est fait pour donner son avis)

Bonjour à tous,

Je n'ai pas l'habitude des coups de gueule collectifs, des infos que je demande de faire diffuser, etc, mais bon, aux grandes fins, les grands moyens.

Voilà, comme vous le savez peut-être (peut-être, parce que quand je vois la place que nous accordent les journaux, ça fait peur), depuis plusieurs semaines, les étudiants se mobilisent contre la Loi dite Pécresse, la loi LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des universités). A coups d'AGs, de manifestations, de blocages, d'actions "coup-de-poing", nous montrons notre désaccord, contre une loi qui privatisera l'université et permettra à l'Etat de s'en désengager, qui en fera un lieu professionalisant, alors que nos profs se défendent que l'université est un endroit où l'on apprend à devenir "humain et citoyen", avant d'apprendre à produire et à faire du bénéfice. Une loi qui rendra le statut des personnels plus précaire, qui fera du CA un rassemblement de gens avec plus de la moitié de ces personnes qui seraient extérieures à l'université, qui donnera les quasi plein pouvoirs au président, une loi qui précarisera, voire fera disparaître certaines filières (musicologie, anthropo, lettres classiques... ce qui n'est pas rentable)...

Les discussions avec les personnes étrangères font peur. Une prof d'anglais nous expliquait que depuis qu'une telle loi est passée, une centaine d'université a déposé bilan. Une étudiante italienne est venue étudier en France parce que chez elle, la filière qui l'intéresse - anthropologie - n'existe plus. Un étudiant autrichien nous explique qu'en France au moins, il peut se payer les frais d'inscription.

Comme moyen d'action, de nombreuses universités ont choisi le blocage. Qu'on soit pour ou contre cette "solution" - qui a ses pour et ses contre (si si), c'est en tout cas la seule (ou le seul semblant de solution) que possèdent les étudiants. Le débat sur le blocage n'a pas besoin d'être évoqué là, (à moins que vous ne le souhaitiez, je suis toujours prête à argumenter ^^), car il rend la discussion souvent stérile, divise les étudiants, et empêche d'avancer.

Ici, je veux vous parler du cas de l'Université Lyon2, où je fais mes études. Je veux vous parler de Lyon2, parce que c'est ma fac, que je la connais, que j'y suis tous les jours ou presque depuis le début du mouvement, puisqu'il est impossible d'obtenir des informations autrement. Parce que les media ont décidé de nous ignorer, que les journalistes nous expliquent qu'ils craignent pour leur poste si jamais ils disent la réalité des choses (véridique !), parce que le gouvernement a décidé de tout faire passer en force sans réaliser qu'il se met de plus en plus de gens à dos, parce que.

Et puis parce que je suis fatiguée de lire dans les journaux des informations complètement erronées, fatiguée de voir qu'on nous fait passer pour des terroristes, des glandeurs (on a ENVIE de retourner en cours, je suis en double licence, je bosse dans les salles informatique de ma fac, c'est-à-dire que je ne suis pas payée quand elles sont fermées, et ça ne m'arrange pas vraiment, en fait...), des gauchistes-fascistes, et pour tout ce qu'on veut, sauf pour ceux que nous sommes réellement. Des étudiants en colère, et souvent conscients de la nécessité d'une réforme de l'Université, mais surtout pas - surtout pas, celle qui nous est proposée. Des étudiants qui refusent de se taire (comme on nous l'a souvent reproché) sous prétexte que ce gouvernement a été élu démocratiquement - et alors ? c'est pour ça que je vais devoir fermer ma gueule pendant cinq ans ? hors de question...

Bref. Le problème qui se pose à Lyon2 aujourd'hui, c'est le conflit étudiants-équipe présidentielle. En effet, depuis le début, l'équipe présidentielle a déjà : fait intervenir les CRS le premier soir d'occupation du campus des Quais (ie. au tout début : commentaires à la télé quand on voit les étudiants sortir entre deux cordons de CRS, "le mouvement étudiant se calme...", laissez-moi rire), saccagé des locaux associatifs et syndicaux sous divers prétextes qui s'annulaient les uns après les autres, "hygiène", "sécurité", "désamiantage", fermé administrativement la fac empêchant ainsi l'accès aux bibliothèques, ce que les bloqueurs refusaient de faire, organisé un vote électronique parce que c'est fun de voter de chez soi, pas besoin de se bouger, pas besoin de venir voir ce qui se passe, pas besoin de chercher à comprendre, et puis c'est impossible de frauder hein, si y'a un huissier qui vérifie à la sortie - sauf qu'un huissier n'est pas informaticien, et que quelqu'un qui s'y connaît un peu peut très bien voter quatre fois si ça lui chante,
organisé un vote à bulletin secret ALORS QUE CA AVAIT ETE VOTE EN AG. Suite à ça, des étudiants ANTI-bloqueurs ont rencontré le président pour discuter avec lui de l'organisation de ce vote, décidé en AG. Les modalités votées en AG ont été refusées par le président. Les étudiants bloqueurs et anti-bloqueurs ont donc appelé au boycott du vote.

Résultat, 15% de participation. Il serait facile de dire que 85% ont donc boycotté le vote. Trop facile. Mais admettons que la moitié de ces 85% ont boycotté, cela fait encore plus de 40% qui n'ont pas pris la peine de se bouger jusqu'à la fac pour mettre un papier dans l'urne. 40% qui n'en a strictement rien à faire. Alors après, comment dire que les AG ne sont pas démocratiques parce que tout le monde ne peut pas y assister ? Les gens qui VEULENT y assister, vraiment (à part ceux qui travaillent, etc.) peuvent. Parce que les autres jours, ils viennent bien en cours. Ils peuvent donc venir en AG.

Ils peuvent venir en AG. Encore faudrait-il que la présidence nous accorde le droit de réunion, comme il ne l'a pas fait lundi dernier. Deux AG étaient organisées sur les deux campus de la fac, même jour que leur vote, ces AG devaient se clôturaient par un vote à bulletin secret sur la suite du mouvement. Pour empêcher une AG, rien de plus simple, fermez administrativement la fac, les locaux, les amphis, et faites mine de rien entendre/voir quand 1500 étudiants viennent devant le lieu d'organisation de votre vote à bulletin secret pour demander une salle.

Sur l'un des deux campus, une AG a tout de même pu se tenir, dans un amphi miraculeusement ouvert (et non pas sur ordre de la présidence, hein), et a voté la poursuite du blocage à 72%. Résultat, le lendemain, blocage. Et c'est là que les CRS interviennent. Matraquent. C'est là que certains anti-bloqueurs sont choqués, que des profs refusent de faire cours dans de pareilles conditions et exercent leur droit de retrait. Le lendemain, même scénario. Le surlendemain.

Sur l'autre campus, il faut montrer patte blanche pour entrer à la fac, et mercredi matin, quand je m'étonne de voir 9 cars de CRS le long des quais, et que je demande ce qui s'est passé, "oh mais rien mlle, c'est pour votre sécurité". Merci bien, ça me touche. Une AG a finalement pu réunir 300 étudiants, vote du blocage également, CRS à nouveau. Deux arrestations arbitraires, un étudiant avec 4 points de suture. Les vidéos sont là :

http://fr.youtube.com/watch?v=M4Tmsx7aVLg
http://fr.youtube.com/watch?v=V5wLyQZHWCO

Et Journès, le président, derrière la grille, à regarder. Et les media absents, ou bien arrivant après la bataille, quand les bloqueurs accusent les étudiants qui entrent dans les bâtiments entre deux cordons de CRS de ne pas avoir de conscience. Hier, manifestation. Un journaliste s'approche d'un couple d'une cinquantaine d'années, en tendant son micro, "vous, vous n'êtes pas mobilisés n'est-ce pas ?", "non", et "y'en a marre, hein, y'en a marre ?". Mais nom d'un zou, qu'est-ce que c'est que cette question ?!!

Quelle éthique là-dedans ? Quelle indépendance d'esprit ?

Ce matin, au lieu de nous faire le partiel prévu, un professeur nous expliquait qu'il ne fallait en aucun croire les communiqués que la présidence s'obstine à nous envoyer, et que cette même présidence était en train d'attaquer les profs sur la non validité de leur droit de retrait, car il n'y aurait pas de danger imminent. Pas de danger imminent ?

...

Je sens que je m'emballe un peu, je ne sais pas ce qui m'énerve le plus. Le silence radio qui est fait sur ce mouvement, la multiplication des conneries de la présidence, l'indifférence de notre gouvernement, la division des étudiants, ou. J'en sais rien.

Voilà, je ne sais pas à quoi ça sert de vous envoyer un mail comme ça, peut-être si vous vouliez bien le faire suivre, si vous vous sentez concernés, pour essayer d'informer de ce qui se passe. Comme les moyens "officiels" ne le font pas, eux, on va changer de stratégie. Merci, merci, merci et désolée d'avoir été aussi longue et à fleur de nerfs...

ps : plus d'infos, vidéos, rdv, etc, là : http://rebellyon.info

23 novembre 2007

oiseaux

- Imagine un oiseau perché sur une branche, dit-elle, une branche que le vent agite. Et chaque fois que la branche bouge, le champ de vision de l'oiseau change. Tu vois ?
Je hoche la tête.
- Comment crois-tu que l'oiseau ajuste sa vision ?
- Je ne sais pas.
- Il baisse et lève la tête en accord avec les mouvements de la branche. La prochaine fois qu'il y aura du vent, observe les oiseaux, tu verras. Moi, je les regarde souvent par la fenêtre. Ca doit être fatigant de vivre comme ça, non ? D'épouser le mouvement de la branche chaque fois que le vent l'agite ?
- Oui.
- Mais les oiseaux ont l'habitude. Ils font cela naturellement. Ils n'ont pas à réfléchir, ils le font, c'est tout. Pour eux, ce n'est pas aussi fatigant qu'on peut l'imaginer. Mais moi je suis un être humain et, parfois, cela me fatigue.
- Vous êtes perchée sur une branche, vous aussi, mademoiselle Saeki ?
- D'une certaine façon, oui, dit-elle. Et il arrive que le vent souffle très fort.

Kafka sur le rivage, Murakami.

09 juin 2007

J'ai perdu les étés Les saisons C'est normal

"Et je prendrai des trains comme on enfile des perles", Xavier Durringer.

A venir, Lyon-Paris, Paris-Lyon, Lyon-Paris, Paris-Bruxelles, Bruxelles-Paris, Paris-Lyon, Lyon-Paris, Paris-Bordeaux, Bordeaux-Paris, Paris-Lyon, Lyon-Pont-de-Dore, Pont-de-Dore-Lyon, Lyon-Paris, Paris-Beauvais, Beauvais-Glasgow, Glasgow-en vadrouille on ne sait où, en vadrouille on ne sait où-Glasgow, Glasgow-Beauvais, Beauvais-Paris, Paris-Lyon, Lyon-quelque part pas encore décidé, quelque part pas encore décidé-Lyon, Lyon-Mâcon, Mâcon-Lyon. Et des bus, aussi. Mais c'est brouillon.

De mon été, je ferai une énumération de villes. De mon été, je ferai des attentes dans les gares, des sacs à dos trop lourds, des nuits sous tente alors qu'il pleut, des morceaux de pastèque au petit-déjeuner, des lettres écrites dans des cafés, des concerts en goûtant une bière, des pièces de théâtre dont on sort les yeux brillants, des départs peu (ou pas) organisés (du tout), des soirées improvisées, des lectures d'un peu partout, des mots dans des langues étrangères, des auberges de jeunesse, des escaliers, des places et des trottoirs, des sentiers, des champs, des chants, des grands jeux fignolés à deux heures du matin, et.

Mon été, je ne laisserai pas les mauvaises nouvelles l'assombrir, comme le ciel au soir d'un 15 août.

08 avril 2007

au bout du monde

Il y a quelque chose d'incroyablement doux dans le fait de se lever un matin, de vérifier ses mails, et de lire des mots qui viennent de Washington, du Japon, et du Burkina.

31 mars 2007

(les automatismes lâchent avant minuit)

compter les jours en

criant
trop fort


cappuccino non sucré
l'homme a souri quand je suis passée pour la
cinquième
fois

maintenant, ce sont ceux-là que je
voudrais

Il faudra attendre encore vingt minutes.

amour et haine et indifférence
c'est marrant, à caser dans une
dissertation.

est-ce que les profs s'amusent quand ils
écrivent
leurs sujets ?

est-ce que les chats s'affolent quand ils
ont terminé
leur bol de lait ?

(fatiguée)

fatiguée comme on fatigue de trop marcher
ou de courir pour
rien
au bout

il faudrait
courir dans un train

on irait plus vite.

(attente)

103, voilà vos livres, mademoiselle.
merci

table, feuilles étalées.
étage société.

---

tape des mains applaudis pourquoi est-ce que tu ris autant ce n'est pas si drôle oh si c'est drôle pourtant regarde comme il joue bien regarde-le, on dirait toi, on dirait toi en imitation
sganarelle !

tape des mains applaudis tu sais c'est long je m'endors arrête avec tes
bêtises

tape des mains applaudis c'était bien dis
hein
dis
c'était bien

(quand tu souris)

---

tu as compté ?
ça fait quatre
peut-être même cinq, tiens

oui, on fera cinq concerts en trois semaines
s'il n'y a que ça pour nous faire rêver

pour nous faire crever de fatigue
vraie

douce fatigue

s'il n'y a que ça

---

tu viens ?


---

pourquoi tu ne réponds pas ?

-

ah.
bien sûr.
le. téléphone. est
DECROCHE.


quand même
tu aurais pu attendre
CINQ minutes
pour manger

comme dans cette pièce de théâtre
au nom
anglais

CINQ minutes
je n'en demandais pas
tant
pourtant

---

je n'ai pas rempli le bulletin d'inscription pour septembre
septembre
loin
où je serai
en septembre
hein


et toi ?

---


mademoiselle
je suis heureux de vous annoncer
que vous avez le corps complètement
détraqué

on dirait une
poupée cassée

il faudra revenir



on ne va pas vous laisser comme ça
- ah oui ?

---

keren ann

---

c'est quand même mal rangé
tu ne trouves pas ?

c'est quand même mal rangé ?
mais de quoi ?
ta chambre. c'est quand même mal rangé.

ah. je.
oui. et alors ?

ça énerverait K.
tu crois ?

de toute manière, quand c'est trop bien rangé, ça m'énerve moi.
(Et K. je ne le vois pas.)

---

j'ai des mots au bout des doigts
laisse-moi le temps
de te dire
pour
quoi.

08 mars 2007

Dans la mesure où il pleut Dans celle où tu me plais

(on notera le manque de rapport entre le titre et le "contenu" du post ><)

(blogger me hait alors que je lui ai rien fait - ça fait des siècles que je veux poster blablabla mais maintenant que je peux j'ai plus l'temps, aha)

juste. à l'école maternelle, tout à l'heure...

M. - j'ai pas de goûter moi !
moi - been... mange ton doigt !
M. (grands yeux étonnés) - t'as le cerveau qui tourne pas rond toi !
moi - ... (explose de rire)

la demoiselle a quatre ans.

bon et puis sinon, ouais, des posts une autre fois, lalala.

12 février 2007

Ce matin, en cours d'histoire littéraire, le prof a dit "il est difficile - voire impossible - d'échapper aux maximes".

(en dehors du fait que ça m'a quand même fait sourire, je me suis demandé comment ils faisaient, tous, pour dire des choses aussi vraies.)

chut.

03 février 2007

J'aime ma soeur, quand elle se lève et qu'il est midi moins dix, et qu'elle ose demander "bien dormi ?" alors que ça fait quatre heures que je suis sur mon anglais. Euh ? Ouais ouais, bien dormi. ><